Céramique

A côté de récipients confectionnés en d’autres matières (sparterie, utilisation de récipients naturels – calebasses – bois évidés,…), dès le néolithique ancien – civilisation de la céramique rubanée, les hommes ont produit des vases de formes, de dimensions fort diverses, chaque culture ayant les siennes.

Actuellement, des chercheurs du CETREP travaillent sur un programme essentiellement axé sur la céramique néolithique rubanée.

Les poteries sont réalisées en terres argileuses auxquelles on ajoute diverses matières (des dégraissants) afin de donner à la terre travaillée des potentialités physiques de rétraction au séchage et de dilatation à la cuisson. D’une culture à l’autre, d’un vase à l’autre, ces dégraissants sont fort variables en nature, quantité, grosseur. Dans certains vases, ces mêmes caractéristiques peuvent changer d’un tesson à l’autre au sein d’un même récipient.

Aujourd’hui, les techniques de façonnage de ces vases préhistoriques sont bien connues : travail dans la masse, montage par colombins ou bandeaux. De même, la technologie et la grammaire du décor ont déjà maintes fois été analysées et ont fait l’objet de nombreuses publications.

Outre l’origine des terres utilisées par les potiers ou les potières de cette époque, l’objectif de la présente recherche est d’essayer de cerner les problématiques suivantes : y a-t-il eu des zones privilégiées de production à côté desquelles subsistait une production locale propre à chaque entité villageoise ? Quelle(s) terre(s) étai(en)t utilisée(s) dans chacun de ces cas de figure et où se la/les procuraient-ils ? Y a-t-il un lien à faire entre les techniques de montage et de cuisson et les terres utilisées ? Existe-t-il des marqueurs spécifiques aux zones géographiques d’implantations énoncées par Seret (dégraissants, type de terre) ?