Mise en valeur des vestiges archéologiques - Réflexions et interrogations
Le développement des sites visitables, et des musées qui leur sont souvent associés, est significatif en Europe depuis ces dernières décennies, que ce soit en milieu urbain ou rural.
Dans les villes, le développement de l’archéologie urbaine a généré l’ouverture de nombreux sous-sols archéologiques tandis que le milieu rural a vu naître nombre de musées de sites.
Warnotte A. / Tinant M.
Bulletin des Chercheurs de la Wallonie XLIV 2005, p. 45-49
Les premiers parcs archéologiques sont apparus au début des années soixante-dix à la faveur des préoccupations écologiques et grâce à l’intérêt pour la mise en valeur du territoire avec la DATAR (Délégation à L’Aménagement du Territoire), en France,qui favorise la création des premiers PNR (Parcs naturels régionaux).
ROY B.J.
Bulletin des Chercheurs de la Wallonie XLIV 2005, p. 43-44
Nous nous réjouissons tous du développement du phénomène muséal durant ces dernières années.
Actuellement, probablement plus de 50 000 établissements de ce type existent à travers le globe.
Le phénomène peut, bien entendu, être observé dans nos régions, en témoigne l’évolution du nombre des musées en Wallonie et à Bruxelles durant le dernier quart de siècle.
MAIRESSE F.
Bulletin des Chercheurs de la Wallonie XLIV 2005, p. 35-41
Toute idée de passé lointain s’ouvre comme un gouffre à la conscience, où elle risque de s’étourdir, comme si la connaissance des origines permettait d’accéder à la nature profonde des choses et d’en estimer également le déroulement futur…
La maîtrise du temps lance un perpétuel défi à la volonté humaine qui s’y brise aussi régulièrement que ces tentatives sont, à chaque fois, renouvelées.
Les origines du monde, de la terre, de la vie et des hommes constituent le fondement à toutes mythologies, à toutes religions et, aujourd’hui, à toutes sciences.
Otte M.
Bulletin des Chercheurs de la Wallonie XLIV 2005, p. 33-34
Archeolo-J, le vocable original d’une association
qui a fêté 35 années d’existence en 2004
Fondée par quatre jeunes passionnés du passé et désireux de mettre le patrimoine à la portée de tous, les Jeunesses archéologiques belges, mieux connues sous la sympathique appellation d’ARCHEOLO-J, s’inscrivent dans la droite ligne des recommandations de l’UNESCO et de la Convention européenne pour la protection du patrimoine archéologique qui prescrivent « d’entreprendre une action éducative en vue d’éveiller et de développer le respect et l’attachement du passé ».
Gillet J.
Bulletin des Chercheurs de la Wallonie XLIV 2005, p. 27-29
«Vivre la préhistoire » au Préhistosite de Ramioul, près de Liège (Belgique)
À l’origine de ce musée se trouve la collection des Chercheurs de la Wallonie, association qui crée, dès 1918, un premier musée à Seraing, bientôt transféré à Ramioul (Flémalle, près de Liège).
L’accroissement des collections et les nouvelles exigences muséographiques conduisent l’autorité communale à mettre à disposition un bâtiment rénové pour y installer le «Musée de la préhistoire en Wallonie », inauguré en 1985.
Celui-ci se trouve à proximité immédiate de la grotte de Ramioul, lieu de découverte préhistorique.
Au fil du temps, le site va s’agrandir et se diversifier.
Levecq S. / Collin F. / Gob A.
Bulletin des Chercheurs de la Wallonie XLIV 2005, p. 19-26
L’Archéoparc de Rochefort - Malagne la Gallo-Romaine Bilans et perspectives de quelques années d’activité
Ouvert au public depuis 1996, l’Archéoparc de Malagne la Gallo-Romaine s’attache à la mise en valeur d’un domaine d’une superficie d’environ 3,5 ha.
Dans ce vaste espace prend place un large éventail d’activités centrées sur les vestiges complexes d’une exploitation rurale d’époque romaine.
Forts de ces quelques années d’expérience, nous pouvons d’ores et déjà afficher la spécificité de notre institution et en faire une critique constructive.
Bonato S. / Limbrée Ch.
Bulletin des Chercheurs de la Wallonie XLIV 2005, p. 15-17